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Faits divers
Évincées par des désignations plus vagues, les rubriques intitulées "Faits divers" sont devenues assez rares dans les journaux, mais l'expression
a survécu. Comme son nom l'indique, ce fourre-tout couvre
en principe tout ce qui ne trouve pas de place ailleurs :
ni politique ni culturel ou économique et pas non plus
sportif, le fait divers peut être n'importe quoi (et il
l'est souvent...).
Pour autant, cette antique chope en étain du Club
de la presse de Londres montre que son propriétaire ne
se méprenait sur sa spécialité : "Incendies
et fusillades" (Fires & Rifle shooting).
Paris Jour, lui non plus, n'avait pas de doutes sur
sa raison d'être : mystères sanglants et crimes
abominables. Ce n'était pas là une ligne bien prestigieuse
pour un journal issu de l'un des principaux titres de la Résistance.
On aurait cependant bien tort de traiter de haut le genre
des faits divers. Outre qu'il a formé nombre d'écrivains
de renom, il aide des millions de citoyens à garder le
contact avec une actualité générale qui,
sans lui, serait bien austère. Et après tout, les
grands crimes, comme ici ceux de Jack l'éventreur (le
Journal illustré, 01.03.1891 - détail),
font aussi partie de l'Histoire.
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